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Fiche pratique santé

 
Maladie de Parkinson

Maladie de Parkinson

Elle touche près de 100 000 personnes en France, essentiellement des hommes âgés de 50 ans et plus. La maladie de Parkinson est de mieux en mieux soignée, mais demeure une maladie neurologique dégénérative grave.

Qu’est-ce que c’est ?

La maladie de Parkinson est une maladie neurologique chronique qui provoque notamment un tremblement des membres, ainsi qu’une raideur et une lenteur des mouvements. Elle touche environ 1% de la population âgée de 50 ans et plus. Les cellules nerveuses situées dans un noyau gris central appelé Lopus Niger meurent peu à peu, provoquant ainsi une insuffisance de la sécrétion de dopamine, un neurotransmetteur qui agit sur les cellules d’un autre noyau gris, qui intervient dans la régulation motrice. S’ensuivent des troubles moteurs, qui augmentent avec le temps. La maladie peut se déclencher brusquement après un stress, mais le plus souvent, elle apparaît au fil du temps, avec des symptômes progressifs.

Quelles sont les causes ?

La cause initiale de la maladie demeure inconnue. Toutefois, on croit qu’il peut exister une prédisposition héréditaire, mais elle n’aurait pas un rôle primordial. On a également évoqué la possibilité que les éléments toxiques que l’on trouve en milieu rural, tels que les pesticides, puissent jouer un rôle dans le déclenchement de la maladie.

Quels sont les symptômes ?

– Le premier signe est souvent la micrographie : la personne malade se met à écrire tout petit, en pattes de mouche.

– Ensuite apparaît ce que l’on nomme le syndrome parkinsonnien : tremblement des membres au repos, raréfaction et lenteur des mouvements, augmentation du tonus musculaire. L’un ou l’autre de ces symptômes peuvent être plus prononcé que les autres.

On note aussi parfois :
– Une exagération des réflexes.
– Un visage figé.
– Des troubles de l’élocution. – Après plusieurs années, certains malades développement également une démence. – Une dépression est parfois associée aux symptômes physiques de la maladie.

Comment établit-on le diagnostic ?

Le diagnostic ne s’établit que d’après les signes cliniques et d’après la réaction au traitement. Aucun examen ne permet de confirmer la présence de la maladie de Parkinson, excepté un examen post-mortem du cerveau. Une IRM peut éventuellement permettre d’écarter une autre cause qui pourrait expliquer les symptômes.

Quels sont les traitements ?

– L’injection de L-dopa (qui se transforme en dopamine dans le corps) plusieurs fois par jour est le traitement le plus efficace. Il permet de faire quasi-disparaître les symptômes pendant 3 à 8 ans, on parle de lune de miel. Mais il peut générer des complications motrices et son efficacité semble s’amoindrir avec le temps.

– C’est pourquoi les premières années, les médecins peuvent choisir de commencer par des agonistes dopaminergiques. Ce n’est pas de la dopamine mais une substance qui copie ses effets et son action. – La kinésithérapie permet une rééducation globale de la marche et de l’équilibre.

– Dans les cas de tremblements particulièrement invalidants, on peut procéder à une intervention chirurgicale (pose d’électrode), qui permettra de les réduire. Elles sont implantées dans les noyaux sous-thalamiques et reliées à un boitier externe, que le patient peut manipuler lui-même.

Quelle est l’évolution de la maladie?

Généralement, les symptômes finissent tout de même pas revenir et s’amplifier progressivement. Mais grâce aux traitements aujourd’hui disponibles, les patients peuvent garder longtemps une vie active et avoir une durée de vie normale.


 
Maladie d'Alzheimer

Maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une maladie du cerveau qui touche entre 1 et 5,8% des plus de 65 ans, et environ 10% des plus de 85 ans. Le point.

Qu’est ce que c’est ?

C’est une maladie neurologique chronique causée par une diminution progressive du nombre de neurones. En conséquence, le cerveau ne fonctionne plus aussi bien : il n’arrive plus à analyser les informations venant du monde extérieur. Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ont des difficultés pour accomplir les tâches du quotidien comme de s’habiller ou de préparer un repas, pour se souvenir, comprendre ou prendre des décisions.

Quelles sont les causes ?

Elles restent inconnues, aucune hypothèse n’apportant entière satisfaction. Parmi elles, on peut citer les hypothèses neurochimiques (déficit d’une enzyme dans le cerveau), génétiques, virales, immunologiques, vasculaires…

Quelles sont les signes ?

Les premiers signes varient d’une personne à l’autre et ils apparaissent très progressivement, tout en s’aggravant avec le temps. Les premiers signes sont généralement :
– Des troubles de la mémoire concernant des événements récents.
– Des difficultés pour s’adapter à des nouveaux lieux ou situations.
– Des troubles du langage : difficultés pour utiliser correctement les mots ou pour trouver ses mots.
– Des difficultés pour apprendre de nouvelles choses, pour faire des calculs.
– Des troubles du comportement : indifférence aux choses, désintérêt, irritabilité peuvent apparaître. Ensuite l’évolution est très progressive. Elle aboutit dans la phase la plus avancée à une perte d’autonomie.

Qui consulter ?

Un neurologue, les consultations mémoire.

Comment faire le diagnostic ?

Il n’existe aucun test ou examen permettant de donner directement un diagnostic. Celui-ci repose sur plusieurs arguments : d’abord il faut éliminer les autres maladies pouvant être à l’origine des troubles (syndrome dépressif, troubles de la thyroïde, déficit en vitamine B12, lésions vasculaires cérébrales, etc.). Ensuite, le médecin fait passer au patient plusieurs examens : scanner, IRM, analyses de sang, tests psychologiques… En fonction de l’ensemble de ces résultats, il est possible d’établir un diagnostic.

Quels sont les traitements ?

A ce jour, il n’existe pas de traitement pour guérir de la maladie d’Alzheimer. Cependant, les traitements les plus récents, pris à un stade précoce, permettent de freiner l’évolution de la maladie. Mais l’essentiel du traitement repose sur la prise en charge du malade par les proches dans un premier temps, puis avec l’aide à domicile. L’autonomie du malade et son maintien à domicile peuvent ainsi être maintenus très longtemps. Les familles et proches peuvent obtenir des informations, des aides (psychologiques, financières, pratiques…) et du soutien auprès des associations, par exemple France Alzheimer.

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