Préserver l’autonomie et le lien social grâce au transport partagé
Le premier frein au transport partagé, ce n’est ni la distance, ni l’âge : c’est la méconnaissance de ces solutions et la peur du dérangement. Pourtant, dans les villages où il existe un « service voiture solidaire », l’usage est très vite adopté et, osons le dire, souvent plébiscité par les familles : « ça recrée des occasions de sortir, on ne se sent plus puni d’être vieux ou loin », expliquent souvent les proches. En travaillant main dans la main avec les élus locaux, les associations, les familles, et surtout en osant en parler autour de soi, ces dispositifs deviennent un formidable levier de maintien de l’autonomie et de lutte contre la solitude.
Le plus grand cadeau que l’on puisse faire à un senior, c’est de lui permettre d’être acteur de ses déplacements, de choisir quand et comment sortir, même au cœur d’une campagne isolée. Prendre un transport partagé, c’est avant tout garder la liberté de vivre selon son propre rythme, sans renoncer à son environnement ni à ses habitudes.
—Cet article s’appuie sur les données de l’INSEE, des rapports de l’Observatoire National de l’Action Sociale, de l’Association des Maires Ruraux de France, des grandes associations nationales, et des plateformes spécialisées citées.