L’APA et autres aides à l’autonomie : alléger les soins et l’aide à domicile
Dès que la perte d’autonomie s’installe, les dépenses explosent : auxiliaire de vie, portage de repas, adaptation du logement, soins infirmiers à domicile… Pour ne pas renoncer à l’accompagnement, il existe plusieurs aides, souvent complémentaires.
Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA)
L’APA est destinée aux personnes âgées de 60 ans et plus, en situation de perte d’autonomie (évaluée selon la grille AGGIR). Son montant dépend du niveau de dépendance et des ressources. Elle vient en déduction directe des factures (aide à domicile, portage de repas, matériel, adaptation du logement…).
Le reste à charge, appelé « ticket modérateur APA », concerne uniquement les ressources supérieures à un certain seuil (en 2023 : environ 811 € par mois). Pour les revenus modestes, l’APA vient couvrir la quasi-totalité des dépenses liées à l’autonomie. La demande se fait auprès du Conseil départemental, avec un dossier d’évaluation médicale à domicile.
Il existe aussi :
- L’aide-ménagère à domicile (via le département ou la caisse de retraite). Elle intervient pour l’entretien du logement, la préparation des repas, dans la limite de 30 % du reste à charge.
- L’aide au portage de repas.
- Le plan d’aide de la caisse de retraite pour les personnes ne relevant pas de l’APA (GIR 5 ou 6).
Les montants de l’APA peuvent aller jusqu’à 1 914 € par mois pour une personne en GIR 1 en établissement (source : CNSA).