Les aides principales à mobiliser en cas d’accompagnement d’une personne âgée
L’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) à domicile : la base pour l’autonomie
L’APA est la porte d’entrée la plus connue pour obtenir un financement. Destinée aux personnes âgées de 60 ans et plus, dépendantes (GIR 1 à 4), elle vise à financer les besoins liés à la perte d’autonomie : aide à domicile, portage de repas, adaptation du logement, répit de l’aidant…
- Montant dépendant du degré de dépendance et des ressources : en 2024, elle peut aller jusqu’à 1 914,04 € par mois pour un GIR 1 (source : Service-Public.fr).
- Dossier à constituer auprès du Département : attention, la demande peut être longue, anticipez dès que possible. Le plan d’aide est établi après une visite d’évaluation à domicile.
- Répit de l’aidant : l’APA prévoit une enveloppe spécifique pour financer, si besoin, un hébergement temporaire du proche, l’intervention d’un(e) remplaçant(e) aidant(e), etc. Montant supplémentaire : jusqu’à 520,60 € par an (2024).
L’APA n’est pas récupérable sur succession ; elle est attribuée sans condition de lien familial entre le demandeur et l’aidant.
Aide au répit ou « Droit au repos de l’aidant » : penser à se préserver
Prendre soin de soi n’est pas secondaire : un aidant épuisé s’expose à l’erreur, au découragement, à la maladie. La loi reconnaît ce droit au répit. Une enveloppe supplémentaire peut être accordée pour financiariser une solution temporaire si l’aidant a besoin de s’absenter : accueil de jour, hébergement temporaire, ou remplacement ponctuel au domicile.
- Aide forfaitaire supplémentaire : dans le cadre de l’APA, parfois jusqu’à 1 072,19 € par an (en fonction des situations d’épuisement avéré).
- Conditions : il faut démontrer une impossibilité temporaire de l’aidant à poursuivre l’accompagnement (maladie, contraintes personnelles, vacances, etc.).
Un conseil de terrain : signalez régulièrement à votre gestionnaire de dossier APA votre propre situation d’épuisement. Beaucoup d’aidants attendent trop, jusqu’au burn-out, pour réclamer ce volet d’aide.
L’Allocation Journalière du Proche Aidant (AJPA) : compenser le temps de congé
Depuis l’automne 2020, il existe une allocation versée par la CAF ou la MSA pour les personnes en congé de proche aidant. Elle concerne les salariés, indépendants, agents publics, demandeurs d’emploi… Elle compense la perte de revenus inhérente à la suspension ponctuelle de l’activité pour s’occuper de son proche.
- Montant en 2024 : 62,44 € par jour (entre 22 et 31 jours indemnisables par an, selon le statut), jusqu’à 66 jours sur l’ensemble de la carrière.
- Versement : allocation journalière versée sur demande auprès de la CAF/MSA après avoir sollicité le congé auprès de son employeur.
- À savoir : la demande ne nécessite pas d’être parent ou enfant du proche aidé, mais il faut prouver une « perte d’autonomie importante » (GIR 1 à 3 selon grille AGGIR).
Petite anecdote : nombre de salariés se privent de ce congé par peur de pointer leur situation auprès de l’employeur, alors que la législation encadre précisément ce droit et protège des discriminations (source : Ameli.fr).
Le congé proche aidant : comment y accéder ?
- Ce congé concerne tous les salariés, fonctionnaires, indépendants (sous conditions).
- Il doit être demandé auprès de l’employeur (par lettre recommandée de préférence), trois semaines avant la date de départ souhaitée sauf urgence.
- Autorisé pour accompagner un proche présentant une perte d’autonomie d’au moins GIR 3.
- Durée : jusqu’à 3 mois renouvelables dans la limite d’un an sur l’ensemble de la carrière.